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J’étais infirmière dans un service d’oncologie au Canada – l’histoire de l’Essiac
Rene M. Caisse R.N. 1888 – 1978
Dans le milieu des années vingt, j’étais chef de service dans un hôpital d’une ville du nord de l’Ontario, « l’Hôpital des Sœurs de la Providence. »
Un jour, une de mes infirmières donnait un bain à une dame âgée. Je remarquai que l’un de ses seins était une masse de tissu cicatriciel, et je l’interrogeai à ce sujet. « Il y a presque 30 ans je quittai l’Angleterre pour rejoindre mon mari qui faisait de la prospection dans les régions sauvages du nord de l’Ontario. Mon sein droit était douloureux et enflammé et mon mari m’amena à Toronto où les médecins me dirent que j’avais un cancer avancé et qu’il fallait faire une ablation du sein sur le champ.
« Avant de partir, un très vieil indien, un homme médecin, m’avait dit que j’avais un cancer mais qu’il pouvait le soigner. Je décidais d’essayer son remède au lieu de me faire opérer. Une de mes amies était décédée après une opération du sein, et puis, je n’avais pas d’argent , » me dit-elle.
Son mari et elle rentrèrent au camp de prospection et le vieil Indien lui montra certaines des plantes qui poussaient dans cette région, lui dit de faire une tisane de ces herbes et d’en boire chaque jour.
Quand je la vis, elle avait bientôt 80 ans et il n’y avait pas eu de rechute de cancer.
J’ étais très intéressée et notai les noms des plantes qu’elle avait utilisées. Je savais que les médecins baissaient les bras quand on découvrait un cancer chez un patient. C’était exactement comme une condamnation à mort. Je décidai alors que si je développais un cancer un jour, j’utiliserais cette tisane.
Environ un an plus tard, je rendis visite à un médecin retraité que je connaissais bien. Nous marchions lentement dans son jardin, quand il pris sa canne et me montra une herbe.
« Nurse Caisse, » dit-il, si les gens connaissaient cette herbe, il y aurait bien peu de cas de cancer dans le monde. »
Il me dit le nom de cette plante. C’était une des plantes dont ma patiente m’avait parlé, un des ingrédients de la tisane de l’homme médecine !
Quelques mois plus tard je reçu des nouvelles de la sœur de ma mère qui avait été opérée à Brodeville, dans l’Ontario. Les médecins lui avaient découvert un cancer de l’estomac qui se développait vers le foie, et lui donnaient au plus 6 mois à vivre.
Je la rejoins et je parlai avec le médecin. C’était le Dr. R.O. Fisher de Toronto, que je connaissais bien car j’avais été infirmière dans son service à plusieurs reprises. Je lui parlai de ma tisane et lui demandai la permission d’essayer sous sa surveillance, puisqu’il n’y avait de toute évidence plus de solution pour ma tante, du point de vue médical.
Il accepta rapidement. Je pus, non sans difficulté, me procurer les plantes et je fis la tisane.
Ma tante, après avoir été considérée comme un cas perdu par la médecine, vécut 21 ans de plus sans aucune rechute du cancer.
Le Dr. Fisher fut si impressionné qu’il me demanda d’utiliser le traitement sur quelques uns de ses cas désespérés. D’autres médecins entendirent parler de moi par son intermédiaire et me demandèrent de soigner leurs patients quand tout ce que la médecine pouvait offrir avait échoué.
Eux aussi furent impressionnés par les résultats. Plusieurs de ces médecins me demandèrent d’essayer d’utiliser le traitement sur un vieil homme défiguré et saignant si horriblement que les médecins ne lui donnaient pas plus de 10 jours à vivre.
« Nous n’attendons pas de miracle, » me dirent-ils, « mais si votre traitement peut aider cet homme à ce stade du cancer, nous saurons que vous avez découvert quelque chose dont le monde entier a désespérément besoin – un remède efficace contre le cancer. »
Mon traitement arrêta le saignement en 24 heures et cet homme vécut 6 mois de plus avec peu de souffrances.
S’appuyant sur ce qu’ils avaient vu de leurs propres yeux, 18 médecins signèrent alors une pétition adressée au National Department of Health and Welfare (Département de la santé et du Bien-Etre) à Ottowa, pour obtenir que je sois aidée afin de poursuivre des recherches autour de ma découverte. Voici la texte de cette pétition, faite à Toronto le 27 octobre, 1926 :
A ceux que cela peut concerner: Nous, soussignés, croyons que le « Traitement pour le Cancer, » donné par l’infirmière R.M. Caisse est inoffensif et soulage la douleur, réduit la croissance des tumeurs et prolonge la vie dans les cas désespérés. A notre connaissance, elle n’a eu aucun cas à traiter avant que tout ce que la science médicale et chirurgicale ait pu essayer soit resté sans effet, et même alors, elle fut capable d’obtenir de remarquables résultats, bénéfiques, sur ces cas qui atteignaient le stade final. Nous pensons qu’elle devrait avoir l’opportunité de prouver l’efficacité de son travail à un niveau plus élevé. A notre connaissance elle a traité tous les cas sans gains financiers et a réalisé son travail pendant deux années sans interruption. (Cette pétition fut signé par les huit médecins)
Je fus joyeuse au delà de toute expression, à ce signe de confiance venant de ces brillants médecins qui reconnaissaient les bienfaits de mon traitement. Mais ma joie ne dura pas : peu de temps après avoir reçu cette pétition le Department of Health and Welfare envoya deux médecins d’Ottowa afin de m’arrêter pour « avoir pratiqué la médecine sans diplôme. »
Ce fut le début de presque 50 ans de persécution de la part du gouvernement et des autorités médicales, que j’ai supportés tout en continuant d’aider les malades du cancer.
Quoiqu’il en soit les deux médecins envoyés d’Ottawa pour m’arrêter ne le firent pas, après avoir constaté que je travaillais avec neuf des plus éminents médecins de Toronto et que c’était à leur demande et sous leur surveillance que j’avais donné mon traitement.
Le Dr. W.C. Arnold, un des enquêteurs, fut si intéressé par le traitement qu’il s’arrangea pour que je travaille au Christie Street Hospital Laboratoire de Toronto, avec les Dr. Norich et Lockshead, pour mener des expériences avec des souris. J’y travaillai de 1928 à 1930. On avait leur inoculé le Rous sarcoma et je les gardai en vie 52 jours, plus longtemps que personne ne l’avait fait jusqu’alors présent, et au cours d’autres expériences les souris restèrent vivantes 72 jours avec Essiac.
Ce n’était pas ma première expérience. J’avais d’abord transformé la cave de ma mère en laboratoire, où je travaillais avec des médecins intéressés par mon traitement. Nous avons découvert que chez les souris auxquelles on avait inoculé du carcinome humain, la croissance des cellules cancéreux s’arrêtait après 9 jours de traitement avec Essiac. Je commençai par éliminer une substance puis une autre ; finalement, le contenu protéinique fut éliminé et je découvris que les ingrédients qui stoppaient la croissance de la tumeur maligne pouvaient être administré par injection intramusculaire sans les réactions qui avaient suivi mes premières expériences d’injection sur les souris. Ainsi je trouvai que les composants ôtés de la formule à l’injection qui réduisaient la croissance du cancer, étaient nécessaires au traitement.
Je me souviens très bien de la première injection du médicament à un malade humain. Le Dr. Fisher m’appela et me dit qu’il avait un patient de Lyons, dans l’état de New York, qui avait un cancer de la gorge et de la langue. Il voulait que j’injecte l’Essiac dans la langue.
J’étais terrifiée à mort; et il y eut une violente réaction du patient qui fut pris de terribles frissons. Sa langue gonfla à tel point que le médecin dut la presser avec une spatule pour qu’il puisse respirer. Cela dura 20 minutes, à peu près, puis le gonflement diminua, les frissons s'atténuèrent, et le patient sembla se sentir mieux.
Après cette intervention, le cancer cessa de se développer. Le patient retrouva son foyer, et vécut assez confortablement pendant environ quatre ans.
A l’époque où j’ai commencé à me servir du traitement sur les cas terminaux de cancer, je travaillais comme infirmière 12 heures par jour, le travail habituel. J’avais seulement deux heures de repos et me soirées à consacrer à mon travail de recherche et à mes traitements.
Je décidai donc d’abandonner mon travail d’infirmière pour consacrer plus de temps à ma recherche. Les médecins m’envoyèrent des patients chez moi, à raison de 30 par jour.
Je savais alors dès ce moment-là que j’avais des découvertes scientifiques irréfutables à présenter, qui auraient convaincu la médecine officielle de la valeur de mon traitement. Je pris un rendez-vous avec le Dr. Frederick Banting, de l’Institut Banting, Département de la Recherche Médicinale, Université de Toronto, mondialement célébré pour sa découverte de l’insuline. Après avoir lu mes observations et examiné les photos d’un homme avec un cancer du visage avant et après le traitement aux rayons X, le Dr. Banting a approuvé ma
décision et mon courage. Il avait lui-même découvert l’insuline. Il n’avait pas prétendu que c’était un remède pour le diabète. Il savait par expérience que c’était un soin palliative et dissuasive. Je savais que c’était la même chose pour l’Essiac.
Mais le Dr. Banting était un médecin diplômé et un praticien reconnu : c’est pourquoi sa formule était plébiscitée par le corps médicale et il fut récompensé pour sa découverte.
Je ne pensai pas être moi-même à la hauteur de cette récompense . . .
Mes voisins commençaient à se plaindre du nombre de mes visiteurs, une trentaine par jour. Et comme je ne faisais pas payé mes traitements et que je dépendais entièrement de quelques dons occasionnels, je sentis que je pouvais dépenser moins en vivant dans une plus petite ville. J’allais donc vivre à Timmens. D’autant que le Dr. McInnis (qui avait signé la pétition en 1926 et qui avait vu mon travail à Toronto) m’avait demandé de soigner ses malades atteints de cancer, ce que je fis avec des bons résultats.
Plus tard j’allais m’installer à Petersborough, à l’est de Toronto où je louais une maison. Je m’étais à peine installée que l’Institut de Physiques et de Chirurgie m’envoya un inspecteur de la santé avec un mandat afin de m’arrêter pour avoir « pratiqué la médecine sans diplôme. » Je ne sais même plus combien de fois je fus menacée d’être arrêtée et emprisonnée pour avoir soigné les malades avec l’Essiac.
L’inspecteur de la santé me dit, « Je ne vais pas exécuter ce mandat. Je rentre et je vais parler avec mon chef, le Dr. Noble. » Le Dr. Noble était le chef de l’Institut.
Le jour d’après j’écris au Dr. GF Faulkner, le ministre de la santé et je lui demandai une audience. Je reçu une lettre qui m’en accordait une audience le lundi suivant à 14h. Je contactai des médecins qui m’avaient envoyé des malades et 5 d’entres eux, avec 12 malades, m’accompagnèrent.
Nous fûmes très gracieusement reçus au Queens Park par le Dr. Faulkner, son ministre député de l’honorable B.T. McGee et d’autres médecins du Department of Health and Welfare.
Après avoir présenté mon dossier, le Dr. Faulkner dit que je pourrais continuer à condition que les malades viennent avec le diagnostic de leur médecin et que je ne leur fasse pas payer la consultation.
« Ma seule ambition, » dis-je au Dr. Faulkner, « est de prouver les mérites de ce remède et de le faire accepter par la profession médicale. »
Je rentrai donc à Petersburogh très fière et contente de pouvoir continuer à aider les malades et que ainsi ce regard de gratitude ainsi que la joie dans leurs yeux quand ils étaient soulagés de leur douleur et l’espoir et voyaient diminuer leur tumeur.
J’étais sûre que si j’avais confiance en Dieu, et, en faisant mon possible, j’allais trouver une façon de continuer mon travail. Je me souvins de notre église St. Joseph dans la ville où j’ai grandit, à Bracebridge, Ontario et la stèle qui était dédicacée à la mémoire de ma mère, Fritzelda Potvin Case. Elle et mon père ont élevé leurs huit filles et trois garçons dans l’amour et la crainte de dieu et dans la croyance que le respect et l’amour de nos semblables sont plus importants que la richesse.
Je n’aurais jamais imaginé de quelles persécutions, de quelles oppositions je serais la cible, alors que j’essayai de soulager l’humanité de ses souffrances, sans faire aucun profit matériel.
Je n’avais jamais proclamé que mon traitement soignait le cancer même si beaucoup de mes patients et des médecins avec qui j’avais travaillé le disaient. Mon but avait été de contrôler le cancer et d’atténuer la douleur. La diabète, l’anémie pernicieuse et l’arthrite sont incurables mais, avec l’insuline, l’extrait du foie et l’extrait d’adrénaline du cortex, les malades incurables peuvent vivre confortablement en prolongeant leur durées de vie.
Je traitais avec succès pendant plus de 25 ans, à l’aide de l’Essiac par injection et oralement, les malades du cancer. Je ne donnais jamais le traitement sans avoir un diagnostic du cancer certifié par un médecin qualifié. Je n’administrais mon traitement que sous l’observation d’un médecin.
Quelques jours après l’audience devant le Department of Health and Welfare, le Dr. Alfred Bastedo de Bracebridge, m’appela. Il m’avait envoyé un malade qui avait un cancer de l’intestin et avait été très impressionné des résultats de mon traitement. Il m’annonça qu’il était allé voir le conseil de Bracebridge et leur avait demandé de mettre à ma disposition l’ancien bâtiment, le British Lion Hotel, pour l’utiliser comme une clinique, si je souhaitais retourner dans ma ville d’origine pour continuer et il me persuada d’accepter cette offre.
Le maire et le conseil de Bracebridge étaient très enthousiastes à l’idée de faire démarrer une clinique pour le cancer. Avec l’aide de quelques amis et parents des malades, je pus aménager un bureau, une salle de consultation et 5 chambres de traitement.
De 1934 – 1942, je payais un dollar par mois pour la location de l’immeuble et sur la porte, il y avait une grande pancarte où on pouvait lire, « Cancer Clinic. » Des milliers de malades venaient de partout, la plupart d’entre eux étaient en ambulance et recevaient le premier traitement encore allongés dans l’ambulance ; après quelques traitements avec Essiac, ils étaient capables de rentrer dans la clinique sans aucune aide.
J’étais absolument sûre que je pouvais avoir assez de preuves de résultats obtenus sur différents types de cancer, comme il avait été demandé par l’American Cancer Society, la profession médicale serait certainement contente de voir l’Essiac accepté comme un traitement reconnu.
Je ne savais pas encore qu’une cure qui avait été découverte par un chercheur indépendant non-affilié à une organisation départementale de l ‘état, ne pouvait aboutir, et surtout officiellement. D’énormes sommes avaient étés attribuées et dépensées pour la recherche officielle sur le cancer dans les 50 dernières années et presque rien d’efficace n’avait été découvert. Si une simple infirmière avait trouvé un traitement efficace pour le cancer, imaginez ce que cela aurait pu déclencher comme remises en questions.
Au moment où j’avais ouvert le Cancer Clinic, ma propre mère fut malade. Les autre médecins de la ville diagnostiquèrent des cailloux dans la vessie et elle n’aurait pas supporté une opération car elle était âgée de 72 ans.
Comme son état empirait, j’insistai pour avoir une consultation avec le Dr. Rosco Graham, un spécialiste de renommée internationale, en compagnie des autres médecins.
Après la consultation, le Dr. Graham me dit, « Votre mère a un cancer, Mrs. Caisse, son foie est rempli de nodules. »
Le dr. Mike Gibbon, un médecin local qui avait toujours lutté contre l’Essiac, me dit d’une voix sarcastique, « Pourquoi ne feriez-vous pas quelque chose vous-même ? »
« Je vais certainement essayer, Dr., » répondis-je. « Combien de temps lui reste-il à vivre ? »
Le Dr. Graham pensait que ce n’était qu’une question de jours.
Je commençais immédiatement le traitement. Je lui en donnais tous les jours pendant dix jours. Quand son état améliora, je réduisis progressivement la quantité à 3 par semaine puis 2 puis 1. Elle allait nettement mieux et guérit complètement. Elle est décédée à 90 ans, sans douleur :. elle avait juste le cœur fatigué.
Ca fut la récompense de tout mon travail : avoir offert 18 ans de vie supplémentaire de vie à ma mère grâce à l’Essiac. Cela me consolait de toute la persécution que j’avais enduré de la part du monde médical.
Après cela, quelques médecins des USA s’intéressaient suffisamment à l’Essiac pour vouloir l’étudier. Des personnes de Chicago qui connaissaient mon travail avait persuadé le Dr. John Wolfer de l’Alumnaie Association de Northwest University of Chicago de faire appel à moi pour soigner des malades sous l’observation de ses internes.
Au premier rendez-vous avec le Dr. Wolfer, un spécialiste consultant me lut les histoires des cas que j’aurais à traiter. Ils étaient tous sans espoir ou terminaux. Après avoir jeté un coup d’œil au dossier, je lui dis, » Quand voulez-vous que je commence, Dr.? » Il parut surpris, car, comme il me le dit plus tard, il s’attendait à ce que je les refuse.
J’allais donc à Chicago chaque jeudi pour soigner ses malades sous la surveillance des cinq médecins. Un spécialiste de consultations me demanda un jour pourquoi j’avais accepté de traiter ces cas désespérés.
« Je sais que je vais avoir des résultats qui vont vous surprendre, » répondis-je, «même dans ces cas avancés de maladie. Les résultats seront suffisants même pour intéresser les médecins les plus sceptiques. » J’avais deviné juste !
Plus tard ces médecins me proposèrent d’ouvrir ma propre clinique dans le Passervant Hospital à Chicago, si je souhaitais rester aux Etats-Unis.
Le Dr. Richard Leonardo un chirurgien spécialiste, et le coroner de Rochester, NY commença par dénigrer mon travail. Je lui dis, « « La seule façon de prouver les mérites de l ‘Essiac, c’est d’être à ma clinique, d’observer mes patients et les résultats. » Il décida donc de le faire.
Le premier jour il discuta avec les malades et il resta avec eux, puis il me dit qu’il était content que j’obtienne les résultats mais que c’était ma ténacité et mes encouragements, plutôt que le traitement, qui leur donnaient de l’espoir et amélioraient leur état. « Les résultats sont entièrement psychologiques, » déclara-t-il, avec emphase.
Lee deuxième jour, je l’invitai à venir dans ma salle de traitement pendant que j’administrai le traitement. Nous avions plusieurs cas très graves de cancer, et je ne finissais de travailler qu’à 1930h le soir. Il resta là jusqu’à ce que le dernier malade soit sorti .
Puis il me dit, « Jeune dame, je dois vous féliciter. Vous avez fait là une merveilleuse découverte. » A partir de ce jour, il resta quatre jours à examiner les malades, de plus en plus intéressé par mes résultats.
« J’apprécie votre méthode, » dit-il. « Je sens qu’elle pourrait changer toute la théorie du traitement du cancer et qu’elle pourrait permettre de soigner sans faire appel aux rayons, au radium et à la chirurgie.
Il me proposa de créer une équipe à l’hôpital de Rochester et de collaborer avec lui.
Malgré toutes ces offres pour travailler en clinique aux USA, je restai convaincue que le Canada était l’endroit le plus approprié pour trouver les plantes nécessaires au traitement, de plus c’ était la terre où mes ancêtres avaient émigrés dès 1700.
Pendant l’été 1937, Le Dr. Leonardo approfondit l’observation de mon traitement, tandis que le Dr. Emma Carson de Los Angeles resta aussi pendant juin et juillet de cette année à ma clinique à Bracebridge.
Voilà le rapport fait par le Dr. Emma Carson, le 12 avril, 1937 :
C’est par plusieurs de mes très renommés confrères, physiciens, chirurgiens et avocats et aussi 4 hommes d’affaires renommés que j’entendis parler de la merveilleuse « Cancer Clinic » de Bracebridge de Mrs. Caisse. J’entendis tant de rapports impressionnants et leur intérêt étaient si profond et sincère que je décidais de visiter moi-même cette clinique.
Mme Caisse m’invita très cordialement en m’assurant qu’elle était très touchée que je vienne de si loin pour examiner son travail, tout en m’offrant tout le confort et l’hospitalité dont je pourrais avoir besoin.
Je quittai donc LA à 8h du matin dans l’unique but de rencontrer Mrs. Rene Caisse et de vérifier les bienfaits réels de ses traitements par l’Essiac, après avoir reçu sa chaleureuse invitation.
Tandis que j’observai sérieusement avec beaucoup de compassion cette extraordinaire assemblée de gens malades, je les comparais avec ce que j’avais vu dans les cliniques les plus remarquables et éminentes aux USA ou des pays étrangers; je pris conscience que je n’avais jamais rien vu d’aussi exceptionnel en termes de gaieté et de sympathie ; je n’avais vraiment jamais vu une clinique plus paisible que celle-ci.
Les malades m’avaient assuré qu’ils avaient volontairement abandonné tout narcotique ou sédatif prescrit par les spécialistes qui les suivaient avant qu’ils adoptent l’Essiac et ceci tout de suite après leur premier traitement.
Devant l’espoir et la foi qui avait été si radicalement exprimé par les malades de la clinique et par leurs amis, mon scepticisme ne baissait pas. Néanmoins, j’admis candidement que ma curiosité avait grandement augmenté et je décidais de ne pas être aveuglée par le scepticisme – ni opposer mes investigations méticuleuses à l’efficacité réelle du traitement de l’Essiac. Beaucoup de célèbres médecins et chirurgiens qui sont assez familiers avec les résultats incontestables obtenus par Mrs. Rene Caisse et qui avaient aussi certifié leur grand intérêt dans la recherche sur le cancer, ainsi qu’un des plus célèbres avocats de la recherche médicale pour le cancer m’avouèrent que le traitement de Caisse est le plus humain, satisfaisant (malgré les limitations et les restrictions venues du monde médical), donc le remède le plus réussi pour la lutte contre le cancer « qui puisse être découvert actuellement. »
J’expliquai franchement le motif qui avait précédé ma visite à Bracebridge Clinic. J’espérais obtenir une preuve visible authentique qui pourrait convaincre et satisfaire les institutions des preuves incontournables que l’Essiac est un remède tout à fait sérieux pour le cancer. Mrs. Caisse expliqua son sincère désir de fournir toutes les informations favorables et défavorables qui pouvaient aider à établir ces conclusions impartiales confirmées définitivement, comme une compensation bien méritée pour le longue voyage que j’avais fait, dans le but d’obtenir des preuves convaincantes des mérites réels d’Essiac.
Je me mis immédiatement en quête des résultats incontestables dus au traitement de Mme Caisse. J’avais fermement résolu de ne pas baser mon enquête sur des préjugés, quels qu’ils soient.
Mme Caisse elle-même soutenait que son remède ne pouvait pas tout soigner. Quand on lui demandait s’il guérissait le cancer, elle répondait toujours, « Il ne guérit pas le cancer, mais il soulage beaucoup si le patient a suffisamment de vitalité pour supporter le traitement. »
La grande majorité des patients de Rene Caisse venaient là après que les interventions chirurgicales – radium, emplastrums- aient échoués. Sans aucun doute, les progrès obtenus, les résultats actuels de l’Essiac et la rapidité de la rémission sont absolument merveilleux et doivent être vu pour convaincre de leur efficacité.
Alors que j’étais soigneusement dans toute cette analyse, à comparer et à recouper mes accumulations de dates, d’enregistrements, d’histoires en visualisant mentalement chaque malade et ses miraculeux progrès vers la guérison, je réalisai que tel les arabes reconnaissant la défaite replient leurs tentes et s’évanouissent, le scepticisme m’avait abandonnée !
A mon arrivée à Bracebridge j’avais l’intention de rester 12 heures, au maximum 48 heures. Mme Caisse, son traitement et ses malades sont responsables du fait que je prolongeai mon séjour à Bracebridge de façon illimitée car je restais avec eux 48 jours, et au moins 16 jours à Toronto.
Pendant les trois semaines où je visitais Bracebridge, Toronto et les villes voisines, je cherchais et j’examinais les résultats obtenus par l’Essiac, au total 400 patients.
Je suis contente d’assurer à tous ceux qui y intéressent que j’ai fourni toutes mes propres dépenses et que j’ai étudié l’ESSIAC jusqu’à ce que mon propre intérêt dans les victimes du cancer soit satisfait, jusqu’à ce que j’aie trouvé un remède pour le cancer qui soit supérieur à tous les autres et que je puisse conseiller honnêtement à mes amis et aux gens qui s’y intéressaient. J’ai des regrets sincères pour les malades du cancer qui sont en Californie, loin d’Ontario, et qui n’y ont donc pas accès. De tels voyages sont à considérer très sérieusement pour la sécurité et le confort des malades.
J’espère sincèrement que les hommes et les femmes de tous les nations pourront obtenir le remède de Miss Rene Caisse, l’Essiac, selon ses principes philanthropiques et humains. Je reste, sincèrement,
(Signée : Ema M. Carson, ML.D., Hayward Hotel, Los Angeles, California, August 12, 1937)
Tous les deux ou trois ans, j’avais un rendez-vous avec le Minister of Health of Ontario (le ministère de la santé d’Ontario) de cette année-là et j’y suis allée avec des malades et une pétition. D’abord Dr. Robb, puis Dr. Faulkner et l’Honorable Harold Kirby. Chaque année, il y avait plus de malades à venir et plus de signatures sur la pétition.
J’ai présenté la dernière pétition en 1938 avec une proposition pour une loi demandant au gouvernement de légaliser mon traitement d’ESSIAC.
Cette demande était présentée à la deuxième session de la vingtième législature de l’Ontario, 1938, et elle demandait « une loi qui autorise Rene Caisse à pratiquer la médecine dans la province d’Ontario, en soignant les malades du cancer et les symptômes qui en résultent. » La proposition était soutenue par deux membres de la législature provinciale qui venaient de deux parties politiques opposées - M. J. Frank Kelly, un membre du parti Libéral et Mr. Leopold McCauley, membre du parti Conservateur. Il y avait 59 membres à voter dans la législature, et il ne me manqua que 3 voix pour que la loi ne passe. Cette loi aurait autorisé le traitement du cancer sans titre médical, ce qui était une position complètement inconnue et donc incroyable dans l’histoire du Canada.
J’ai appris plus tard que cette loi inhabituelle m’ autorisant à exercer la médecine pour traiter le cancer aurait été approuvée par la législation, si des membres de la profession médicale avait assuré les membres que si la loi ne passait pas, ils n’auraient pas soutenu la création d’une commission pour écouter impartialement mon histoire.
REMARQUE : J’ai appris après que le Canadian Medical Asssociation ( l’Association Médicale du Cancer) avait discuté de mon cas avec la législature avant le procès et avait cette fausse promesse.
Peu de temps après le procès, la législature a approuvé une loi pour « l’enquête sur les remèdes du cancer. »
Cet acte a établi le Cancer Commission et parmi d’autres choses, a pourvu que :
« La Commission a le droit d’exiger que toute personne, qui fait de la publicité, vend ou distribue toute substance ou méthode du traitement contre le cancer, fournisse des prélèvements et la composition du soi-disant remède à la Commission. »
J’ai toute de suite fermé ma clinique et ne l’ai ouvert qu’après à la demande expresse du Minister of Health of Ontario (le Ministre de la Santé d’Ontario), l’Honorable Harold J. Kirby et le Premier d’Ontario, l’Honorable Mitchell Hepburn.
L’Honorable Mitchell Hepburn a dit, « C’est la responsabilité de la profession médicale maintenant. Ils doivent prouver les propositions de Miss Caisse, et je ne crois pas qu’ils puissent les réfuter. Je suis d’accord avec le travail de Miss Caisse et je ferai mon possible pour l’aider ! »
Le Premier Ministre a répondu à une question de Mrs. Wilfred Raney de Sunbridge, Ohio sur mon traitement, disant que je pouvais continuer comme dans le passé. De l’Office of the Premier Minister of Ontario (Le Bureau du Premier Ministre d’Ontario) , daté le 8 juin 1938, sa réponse était : « Chère Mrs. Raney : en réponse à votre lettre récente à l’égard du remède de Miss Caisse, je vous informe que la Commission pour l’ enquête des remèdes soi-disant guérissants n’est pas encore prévue. Miss Caisse est dans la même position aujourd’hui qu’elle était avant l’approbation de l’Act for the Investigation of the Remedies for Cancer (l’Acte pour l’Enquête des Remèdes pour Cancer). Il n’y avait pas du tout d’interférence par the Department of Health (Le Département de la Santé), ni par aucun département du gouvernement. Le Minister of Health et le Ministre adjoint ont personnellement eu une entrevue avec Miss Caisse et ils lui ont conseillé de continuer ses traitements comme elle faisait auparavant. Sincèrement à vous, (signée par Mitchell Hepburn) »
Finalement, au 31 décembre 1939, la « Commission into the Investigation of Cancer Remedies » la Commission de Recherche des Remèdes du Cancer, » a présenté son compte-rendu. On pourrait y lire, en partie :
Après un examen méticuleux de toutes les preuves donnés et analysées, et, sans oublier le fait que les malades, ou une partie d’eux, qui sont venus avant la Commission, témoignaient qu'ils avaient bénéficié du traitement qu'ils avaient reçu, la Commission est de l’avis que les preuves ne justifient pas une conclusion favorable des mérites de l’ESSIAC comme remède au cancer. »
J’ai la conviction que le procès de mon procès avant la Commission était une des plus grandes farces jamais soumise dans l’histoire de la médecine. Plus de 380 malades se présentèrent
devant la Commission, qui dut se limiter à en écouter que 49. Ils déclarèrent que je n’avais traité que 49 malades. Ils affirmèrent que les comptes-rendus de traitement aux rayons X n’étaient pas acceptables en tant que diagnostique.
C’est une triste histoire quand les médecins diagnostiquent une affliction comme « cancer » et renvoient des malades chez eux en disant qu’ils ont que quelques mois au maximum à vivre, alors qu’ils n’en sont pas sûrs. Des 49 malades examinés par la Commission, la majorité avaient été diagnostiqués par plus d’un médecin. Plusieurs en avaient vu trois ou quatre, tous qui disaient qu’ils avaient le cancer et ils étaient traité avant de venir me voir pour le traitement de l’ESSIAC.
Pendant le procès, la Commission a admis que chaque malade représenté avait bénéficié ou avait été guéri par l’ESSIAC, beaucoup d’entre eux avec les annonces et les rapports pathologiques, mais ils ont dit que les médecins avaient tort en diagnostiquant leurs états.
Plus de 300 malades attendaient pour parler devant la Commission, mais celle-ci a décidé qu’ils avaient assez vu pour faire une conclusion.
La Cancer Commission n’aimait pas que je ne leur avais pas fourni la formule de l’ESSIAC ni des échantillons. Ce qu’ils n’ont pas dit, c’est que j’offert de cette formule aux autorités pendant des années pourvu qu’ils admettent le mérite de l’ESSIAC par les preuves que je présentais.
Ma condition pour leur remettre les composants de la formule était que le remède ne soit pas oublié dans les rayons de laboratoire, ainsi que cela se passe pour la pénicilline. Comme je n’en avais pas de garantie, je ne leur donnai pas la formule. Ils en déduisirent que j’avais refusé de la leur donner.
Mes dossiers contiennent des centaines de cas confirmés qui montrent l’efficacité prouvé de l’ESSIAC pour les malades du cancer, y compris la plupart des 49 que la Cancer Commission a refusé pour des raisons douteuses. Je ne donnerai que deux exemples des malades qui sont venus devant la Commission en juillet de 1939 et qui étaient encore bien vivants vingt ans plus tard.
Malade #1 : Walter Hampson, Otterson, Ontario, âgé de 34 ans en 1937. Diagnostic : carcinome squameux d’une lèvre. Médecins traitants : le Dr. Ansley, Pathologiste, et le Dr. A.F. Bastedo, Bracebridge, Ontario.
Après le compte-rendu du pathologiste, le dr. Bastedo a encouragé Mr. Hampson à aller tout de suite recevoir les traitements du radium parce qu’il n’avait pas de temps à perdre. Mr. Hampson est venu me voir, fut guéri. Lorsqu’il se présenta à la Cancer Commission le 4 juillet 1939, avec d’autres malades, et son cas fut classé comme une « guérison due à la chirurgie. » Le seul chirurgien que Mr. Hampson avait alors vu était pour l’ablation d’une petite partie de la lèvre, là où la biopsie indiquait le cancer.
NOTE : Mr. Hampson était bel et bien guéri le 4 mai, 1960.
Malade # 2 : Herbert Rawson, Bracebridge, Ontario. Agé de 48 ans en 1935. Diagnostic : carcinome du rectum, confirmé par rayons x.
Le malade avait une masse dure avec saignement et de la mue, et souffrait beaucoup. Quand il a refusé la chirurgie, le Dr. Kenny a donné un diagnostic écrit à Miss Rene Caissee avec sa permission de le traiter avec l’ESSIAC. Les traitements ont commencé en avril de 1995 et le dernier des trente traitements fut administré le premier mai 1936 avec une bonne amélioration du poids. Le malade était capable de travailler pendant cette période à l’exception d’un mois de repos. Aucune trace de cancer n’existait en 1936 quand les médecins W.C. Arnold d’Ottowa, Herbert Morthorne de Timmins, Ontario et F. Grieg de Bracebridge, Ontario l’examinèrent.
NOTE : Le 22 mai, 1960, Mr. Rawson, âgé de 73 ans, est mort d’une attaque d’apoplexie.
En 1963, Mrs. Caroline Donald, âgée de 79 ans et John McGee, âgé de 95 ans, sont morts, tous les deux ayant été guéris du cancer à Bracebridge Clinic, mais les investigateurs affirmaient maintenant qu'ils n'avaient jamais eu le cancer. Il apparaît que ce sont les seuls cas où ils avaient admis le cancer qui sont les seuls qui sont morts en dépit de toute la recherche et des traitements conventionnels.
Les Prime Ministers (les premiers ministres), Ministers of Health (ministres de santé), et plus tard la Cancer Commission et l’Attorney General d’Ontario (le chef du barreau d’Ontario) ont reçu des centaines de lettres et d’appels des malades qui avaient signé la pétition, pour soutenir l’appel de reconnaître et de légaliser mon traitement. La Cancer Commission, soutenue par d’importants groupes médicaux, resta sourde aux appels et ils utilisèrent des interprétations falsifiées pour nier l’utilité d’autres traitements du cancer, en dehors de la chirurgie, radiations et drogues chimiques. . .
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